Le jour de son 53e anniversaire, le Docteur Frederick Starks, psychanalyste de renom, installé depuis des années à New York, reçoit une étrange lettre composée de ces mots aussi menaçants qu'énigmatiques : "Heureux 53e anniversaire, docteur. Bienvenue au premier jour de votre mort". D'abord décontenancé, Ricky Starks se met très vite à prendre cette lettre au sérieux, lorsqu'un homme se faisant appeler Rumpelstiltskin menace explicitement de tuer l'un après l'autre les membres de la famille du thérapeute, à moins que celui-ci ne se suivide ou ne parvienne à découvrir l'identité de son ennemi et les raisons de sa haine. Rumpelstilstkin est loin d'être du genre à plaisanter, et il semble prendre un malin plaisir à détruire minutieusement la vie de celui qu'il a décidé de prendre pour cible : l'un des patients de Ricky se jette sous un métro, alors qu'il ne présentait aucune tendance suicidaire ; une jeune femme, qui prétend être une ancienne patiente du docteur Starks, porte plainte contre lui pour viol ; ses comptes bancaires sont vidés, apparemment sur son ordre, et son appartement est détruit par une gigantesque inondation. Désormais, le temps de Ricky est compté, et pour parvenir à découvrir le nom de Rumpelstiltskin dans le délai imparti, il va devoir se livrer à sa propre analyse et accepter de voir s'effondrer tout ce qu'il a bâti pour pouvoir repartir de zéro...
Avec ce roman, John Katzenbach vous entraîne dans une séance d'analyse démesurée durant près de
700 pages et, comme chez les bons analystes, on ne voit pas le temps passer. Ce thriller est en effet d'une effic
acité redoutable, nous plongeant, avec Ricky, dans le jeu cruel et angoissant concocté par Rumpelstitskin et ses deux acolytes, la flamboyante Virgil et l'exaspérant Merlin. Le rythme est
soutenu, les chapitres et les bouleversements s'ench aînent, à mesure que la tension augmente, à l'approche de
l'expiration du délai fixé au thérapeute. La construction du récit est parfaitement maîtrisée, dans un jeu du chat et de la souris qui va trouver un second
souffle après un rebondissement inattendu, nous entraînant avec le docteur Starks dans une course-poursuite machiavélique où
tous les coups sont permis. Les personnages sont particulièrement soignés, et les multiples jeux d'identité ne font que brouiller les pistes et
accroître en permanence le suspense. Loin des polars désormais trop calibrés de Coben, Grangé et autres, Katzenbach nous plonge dans une intrigue vertigineuse qui nous change des habituels tueurs en série aux délires pseudo-ésotériques. La métamorphose progressive du
héros est l'un des atouts majeurs de ce livre, qui décrit finalement comment un homme que tout semblait accabler et qui paraissait réduit à la dernière extrémité trouve le courage et
l'intelligence de se révolter contre son bourreau, quitte à échanger pour un temps les rôles du chasseur et du chassé. Malgré quelques (rares) longueurs, la
narration est rondement menée et l'intérêt du lecteur ne faiblit pas, dans cette variation
pleine de talent sur l'histoire du comte de Monte-Cristo. Un polar qui vaut vraiment le détour, et qui vous garantit de nombreuses heures de frissons et
d'angoisse, dans une analyse qui n'a vraiment rien de conventionnel. 4 étoiles
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Londres, Saint-Pétersbourg, ou sur les routes italiennes. Avec son
tension,
comme l'instigatrice de la tuerie,
aidée de son fils Henri, il est apparu qu'elle avait en réalité probablement joué davantage un rôle de médiatrice entre les deux religions, tentant d'apaiser les tensions au lieu de les
exacerber. Néanmoins, s'il a le mérite de
de son intrigue et de son style