Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 17:15

New York, 2009. Une série de morts inexpliquées défraie la chronique. Aucun lien apparent entre les victimes, aucun point commun dans les circonstances de leurs décès respectifs. Excepté un élément : une carte postale qu'ils ont tous reçue, envoyée depuis Los Angeles et comportant le dessin d'un cercueil serti d'une simple date : celle de leur mort. Will Piper, profileur au FBI en fin de carrière, est chargé d'arrêter au plus vite celui que les médias ont surnommé "Le Tueur de l'Apocalypse". Un tueur qui n'hésite plus à frapper juste sous son nez...

Londres, 1947. Sur l'île de Wight, une équipe d'archéologues vient de faire une découverte exceptionnelle dans les souterrains abandonnés d'une abbaye. Une découverte qui pourrait changer la face du monde, et dont les enjeux faramineux nécessitent l'intervention de Churchill et de Truman en personne. La nouvelle est dissimulée au monde entier, et les artefacts retrouvés sont transférés, dans le plus grand secret, au cœur de la célèbre zone 51, au Nevada.

Deux intrigues qui vont se retrouver mêlées et découlent en réalité d'une naissance un peu particulière, un certain 7 juillet 777. Désormais, pour Will Piper et bien d'autres, le compte à rebours à commencé.

 

Le thriller ésotérique a la cote, et ce n'est pas Dan Brown qui vous dira le contraire. Certains auteurs s'en sortent mieux que d'autres à ce jeu, et il faut avouer que Glenn Cooper est assez talentueux pour nous proposer un roman assez entraînant et bien construit. La superposition des deux intrigues, auxquelles se joignent bientôt d'autres histoires parallèles, estlivredesmorts.jpg parfaitement menée, et le suspense est constant, malgré quelques facilités et maladresses qui rendent certains chapitres un peu lourds, voire redondants. Les personnages sont plutôt bien campés, même si la transformation du héros macho, antipathique et alcoolique, en bon père et amant attentionné, n'est ni très crédible ni très intéressante. Le style, sans surprise, est peu travaillé, sauf peut-être dans les chapitres se passant à la fin du VIIIe siècle sur l'île de Wight, et qui rappellent le Ken Follet des Piliers de la Terre. Mais malgré un point de départ original et une intrigue dont l'auteur ne dévoile les enjeux qu'avec parcimonie, ménageant une tension narrative bienvenue, le rythme finit par s'essouffler et la fin est terriblement prévisible, d'autant plus que les dernières pages laissent apparaître un "cliffhanger" en forme d'énorme invraisemblance (destinée à ouvrir le roman sur sa suite, Le Livre des âmes), mais qui donne au lecteur l'impression d'avoir été légèrement mystifié (ou alors, les Américains sont vraiment des bons à rien, incapables d'exploiter les données qu'ils possèdent depuis un demi-siècle, au choix). Ce thriller, c'est en somme un peu la fable de La Montagne qui accouche d'une Souris : même en acceptant le postulat fantastique de l'intrigue, le manque de cohérence du dénouement nous empêche de voir dans ce roman un chef-d'œuvre, loin s'en faut. Certes, l'ensemble reste divertissant et plutôt intelligent, mais on est bien loin des maîtres du genre. 2,5 étoiles

Partager cet article

Repost 0
Published by Elizabeth Bennet - dans Critique littéraire
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Ars legendi, un peu de littérature dans ce monde de brutes !
  • Ars legendi, un peu de littérature dans ce monde de brutes !
  • : Entrez dans le monde des lettres ! Un blog entièrement dédié à la littérature, avec de nombreuses critiques, personnelles et argumentées.
  • Contact

Retrouvez moi sur :

Mon profil sur Babelio.com
et sur
 

Recherche