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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 22:26

1947. Sur les conseils de sa tante, Margaret Durell décide d’ouvrir une pension de famille à Bornemouth, une ville respectable de la côte britannique. Divorcée et mère de deux enfants turbulents, elle se lance résolument dans l’aventure, malgré les sarcasmes de ses proches et les regards sceptiques des voisins.

Mais en accueillant ses premiers locataires, elle comprend que la pension haut de gamme à laquelle elle aspirait n’était qu’une douce illusion : rapidement, la voilà qui héberge sous son toit un peintre au caractère exubérant et obsédé par les nus, deux infirmières au physique de rêve qui font succomber tous les hommes de la maison, une femme battue et son fils, un adolescent obèse et sournois, deux musiciens de jazz qui passent leurs journées à répéter leurs morceaux, sans parler des animaux que son frère Gérald, directeur de zoo, lui confie régulièrement, meute de singes hurleurs ou python gigantesque qui terrorise les habitants de la maison.

Autant dire que, pour le plus grand plaisir des voisins, qui observent toute l’affaire d’un œil narquois, la pension respectable tourne vite à la ménagerie...

 

Y a pas à dire, voilà une pension de famille qui déménage ! À côté, la célèbre Pension Vauquier fait figure d'hospice pour grabataires, où on s'ennuie comme un rat mort.

PensionDeFamille.jpgCe roman nous entraîne dès les premières pages dans un univers déjanté, où quiproquos et péripéties rocambolesques s'enchaînent sans arrêt, servis par une galerie de personnages décalés et complètement délirants, mais terriblement attachants. Sans être hilarantes, les aventures de cette joyeuse bande d'originaux ont de quoi faire sourire plus d'une fois, avec une mention spéciale à l'héroïne, complètement dépassée par les frasques de ses locataires, mais qui fait tout pour tenir sa petite troupe, et à Nelson, l'adolescent jamais en retard d'une bêtise, qui exaspère autant qu'il attendrit.

Toutefois, il manque à ce roman une véritable intrigue, une vraie trame de fond, sans laquelle l'ensemble tient de la simple succession d'anecdotes amusantes et improbables, sans réel lien entre elles. À défaut de fil rouge, le lecteur ressent finalement une certaine lassitude, et le roman sombre immanquablement dans la monotonie (toute relative, cependant : après tout, dans cette pension décidément pas comme les autres, on n'est jamais à l'abri d'un nouvelle lubie de la part d'un des pensionnaires...). 

Et même si l'ensemble se tient, grâce à la force du système de personnages et à la narration, joyeusement décalée et faisant montre d'un humour so british absolument délectable, l'aspect répétitif de l'intrigue empêche le lecteur d'apprécier jusqu'au bout cette œuvre amusante, mais finalement un peu vaine3 étoiles

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Published by Elizabeth Bennet - dans Critique littéraire
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