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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 21:28

Aujourd'hui est un grand jour pour Mark Nelson. Après s'être réfugié dans son travail de profiler suite à la noyade accidentelle de sa fiancée, le voilà nommé dans l'équipe du célèbre John Mercer, flic de légende, qui vient juste de reprendre son poste, après une longue dépression, provoquée par le meurtre de l'un de ses équipiers, lors d'une enquête particulièrement éprouvante. Mais sa première journée va être plus mouvementée que prévu : Mercer et son équipe sont sur la piste d'un psychopathe qui s'en prend à des couples, les torture abominablement et finit obliger l'un des deux à trahir son partenaire, qu'il tue au petit matin, laissant le survivant à ses remords et ses scrupules. Et si ce tueur connaît si bien ces victimes, qu'il parvient à manipuler au point de les amener à trahir l'être aimé, c'est qu'il a pour coutume de les observer pendant des semaines, généralement caché dans leur grenier, à écouter leurs moindres faits et gestes, leurs confidences, leurs doutes et leurs peurs. Aussi, lorsqu'ils apprennent qu'un jeune couple a été enlevé, Mercer et Neslon savent qu'ils n'ont que jusqu'au lever du soleil pour les retrouver vivants... A moins que cette fois, le tueur n'ait décidé de modifier les règles du jeu.

 

Surfant allègrement sur la vague lancée par la saga de films gores Saw, qu'il est loin d'égaler en termes de boucherie,  ce roman, d'un auteur paraît-il prometteur, se veut un thriller psychologique à mi-chemiun-sur-deux.jpgn entre Shutter Island et Seven. Sauf que, malgré une idée de départ qui, à défaut d'être particulièrement originale, est assez intéressante, ce polar est loin d'avoir la saveur, la finesse et l'épaisseur des chefs-d'œuvre du genre. La fragmentation des points de vue, qui crée une narration polyphonique, essaie de donner du rythme à l'ensemble, mais empêche l'adhésion du lecteur aux personnages et nuit à la montée de la tension, puisque les chapitres consacrés au couple enlevé et à leur calvaire sont minés par une alternance avec l'intrigue policière centrée sur Nelson et Mercer, où le souffle retombe inévitablement, malgré le compte à rebours façon 24H Chrono. Parfois maladroit, souvent artificiel, avec un rebondissement gros comme le Costa Concordia et usé jusqu'à la corde (non, non, pas le coup des jumeaux, quand même), ce roman, malgré les commentaires dithyrambiques qu'il a étrangement suscités, ne vaut guère mieux que la plupart des polars qui inondent le marché littéraire chaque été. Le style est désespérément plat, les personnages assez ternes, même le héros, qui reste finalement plutôt opaque aux yeux du lecteur, tous ont la même façon de s'exprimer, et l'intrigue n'est pas des plus palpitantes. En bref, autant dire que si Steve Mosby est un auteur à suivre, c'est à la rigueur parce qu'il ne peut que mieux faire.   1,5 étoile

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Published by Elizabeth Bennet - dans Critique littéraire
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